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CCI Paris Ile de France

Publié le 9 juin 2020

Avec le #FrançaisPro, ouvrez des portes auxquelles vous n’auriez jamais pensé

Découvrez notre série #JeTravailleEnFrancais. Nous avons proposé à des professionnels francophones de partager avec nous leur usage de la langue française dans leur quotidien au travail.

Leur compétence en français est-elle un atout dans leur évolution professionnelle ? Heather Seeley, américaine, chargée de programme d’aide au développement à l’international, nous en dit plus. 

 

Je m’appelle Heather Seeley, je suis originaire de l’État du New Hampshire aux États-Unis et suis chargée de programme au sein du service Afrique de l’Ouest – Haïti de Chemonics International, entreprise d’aide au développement à l’international basée à Washington DC.

Mes collègues et moi-même travaillons sur des projets de santé publique, de développement durable, de gouvernance démocratique, etc. Nous échangeons au quotidien avec nos bureaux sur le terrain tenus par des agents recrutés localement qui mettent en œuvre les projets impulsés par notre équipe. En Afrique de l’Ouest et en Haïti, les échanges se font en français.

Certains agents sur le terrain parlent bien sûr anglais, la communication en français est cependant plus rapide, plus fluide et plus efficace. Lorsqu’il est question d’un sujet très technique, pouvoir parler dans sa langue natale est bien plus pratique pour nos agents.

J’ai commencé à apprendre le français au collège. J’ai fait mes études universitaires à l’Université de Duke en Caroline du Nord et me suis spécialisée en santé publique et en politique publique : a priori, rien à voir avec le français ! Le français était pour moi une compétence que je développais et que j’utilisais à côté de mes études.

Je me suis cependant rendu compte que l’on utilisait très fréquemment le français dans le contexte médical et de santé publique. Par exemple, j’ai fait mon mémoire de fin d’études sur l’impact social de l’épidémie causée par le virus Ebola en Afrique de l’ouest, et la plupart des publications sur le sujet étaient en langue française.

À Duke, j’ai également suivi un cours de “Service learning” (apprentissage par le service communautaire) et grâce à mes compétences en français, je me suis vue proposer d’accompagner des réfugiés congolais à leur arrivée à Durham.

Après mes études, j’ai choisi de travailler un an en France pour améliorer mon français professionnel (grâce au programme TAPIF).

À mon retour aux États-Unis, j’ai été recrutée par l’Ambassade de France aux États-Unis au poste de chargée de programme éducatif. C’était très enrichissant car ce n’était pas du tout lié à mon domaine d’expertise en santé publique. Ce poste m’a ouvert les portes de la politique internationale et des relations intergouvernementales, milieux que je ne connaissais pas du tout et vers lesquels je n’aurais jamais pensé me tourner.

Je suis agréablement surprise de la direction qu’a prise ma carrière grâce au français. J’avais cette compétence en français et ces connaissances en santé publique ; il est à première vue surprenant de vouloir lier les deux mais on y arrive vite. Une fois que l’on utilise le français au travail, le nombre d’opportunités professionnelles qui s’offrent à nous est démultiplié, on se démarque plus facilement lors des recrutements et on augmente les possibilités de mobilité.

Peu importe le domaine d’étude ou la carrière que vous choisissez, la maîtrise du français sur le plan professionnel vous ouvrira des portes auxquelles vous n’auriez jamais pensé !

 

~ Propos recueillis par Romain Devaux

Dans la même série, retrouvez le portrait de Michel Eric Nouafo, Vice-président Ventes internationales, d’Emily Smith, Spécialiste de l’intelligence interculturelle, de Nidhi Somani, chargée de Développement pour Business France, de Giuliano Lombardo, Export Area Manager pour la France et le Benelux, et de Nikolai Maiorov, responsable des ventes dans la zone CEI

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