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CCI Paris Ile de France

Publié le 25 juin 2020

Dans un monde de plus en plus compétitif, le français me permettra de courir vite

Découvrez notre série #JeTravailleEnFrancais. Nous avons proposé à des professionnels francophones de partager avec nous leur usage de la langue française dans leur quotidien au travail.

Leur compétence en français est-elle un atout dans leur évolution professionnelle ? Malik Dzhanaliev, Russe, chargé de conformité à la BNP Paribas, nous en dit plus. 

 

Je m’appelle Malik Dzhanaliev, je suis né au Daguestan, dans le Caucase du Nord, en Russie.

Depuis maintenant plus d’un an, j’habite Paris, où je suis retourné travailler après avoir passé 7 ans à Singapour. Je travaille actuellement à BNP Paribas comme chargé de conformité spécialisé.

Ma vie est étroitement liée à la langue française. D’abord, grâce à ma mère, maintenant retraitée, qui travaillait comme professeur de français à l’école secondaire du village où nous habitions à l’époque. C’est elle qui m’a transmis l’amour du français.

J’ai donc grandi entouré de livres en français et de chansons françaises. Bien entendu, seuls les auteurs officiellement autorisés à l’époque par la censure – nous sommes en URSS -, avaient le droit de cité sur les rayons de la bibliothèque de mes parents. Donc pas question de Ferdinand Céline, par exemple. En revanche, les œuvres complètes de Victor Hugo et d’Alexandre Dumas avoisinaient les tomes d’Hervé Bazin et de Gustave Flaubert.

Je suis venu la première fois en France en 2008, pour mes études à Sciences Po Paris. Plus tard, quand j’ai déménagé à Saint-Pétersbourg pour continuer mes études, le français m’a servi d’atout principal pour trouver un emploi car tout ce que je faisais était lié à la langue française.

J’ai donc successivement travaillé comme enseignant de français à l’Université de Saint-Pétersbourg, et opérateur d’assistance téléphonique dans une société belge implantée à Saint-Pétersbourg (on couvrait la Wallonie). Puis j’ai été assistant-interprète chez VINCI, un grand groupe de BTP (Construction et Travaux Publics) français.

Le français m’a même amené, aussi paradoxal que cela puisse paraître, à Singapour, où j’ai travaillé pour le groupe français Crédit Agricole en tant que gestionnaire des connaissances (KYC Knowledge Manager), puis responsable-adjoint de l’équipe de contrôle de qualité KYC. Le français était naturellement l’une des deux langues de travail au sein du Groupe, avec l’anglais, et maîtriser les deux présentait un atout majeur.

En fait, si quelqu’un me demandait de mesurer l’importance du français dans ma vie, tant personnelle que professionnelle, je pourrais répondre sans hésitation que c’est l’une de mes deux jambes, qui m’a permis de marcher et me permet d’avancer. J’espère que dans un monde de plus en plus compétitif, elle me permettra aussi de courir. Et vite !

 

~ Propos recueillis par Hari Naren

Dans la même série, retrouvez le portrait :
de Michel Eric Nouafo, Vice-président Ventes internationales,
d’Emily Smith, Spécialiste de l’intelligence interculturelle,
de Nidhi Somani, chargée de Développement pour Business France,
de Giuliano Lombardo, Export Area Manager pour la France et le Benelux,
de Nikolai Maiorov, responsable des ventes dans la zone CEI,
et de Heather Seeley, chargée de programme d’aide au développement à l’international.

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