RFI – Si loin, si proche du 4 janvier 20214, « Paris décalé », extrait 2’31’’ à 3’30’’
Cette sculpture, elle est de Antonio Canova. C’est du néo-classique, donc, c’est du dix neuvième siècle. Ça s’appelle Psyché réveillé par le baiser de l’Amour, un baiser à venir, vous allez voir. Pour voir que c’est un baiser à venir, d’ailleurs, on est mal placés, donc on va un petit peu riper, vers la droite.
Ils vont s’embrasser, alors qu’est-ce qu’il se passe ? Vous êtes dans un musée, le Louvre, hein, pas n’importe où. Dans un endroit où vous pouvez regarder deux amants qui vont s’embrasser.
Ici, dans les musées, on peut mater, hein. « Mater » est un verbe que je prends exprès : pas seulement regarder, « mater », parce que ça a quelque chose de plus chaud. Et là, ça a beau être du marbre, quand on rentre vraiment dans la situation, et ben ça devient très chaud, voilà.
Regardez comment c’est fait. Vous avez donc les ailes avec donc le corps de Psyché qui prolonge l’aile. La jambe d’Amour et l’aile, ça fait une croix. Donc c’est très stable, c’est le côté néo-classique, hein. Et, vous voyez, l’ensemble des bras qui fait comme une cible. Et au milieu de la cible, le baiser à venir, d’accord ? Quand on rentre là-dedans, c’est incroyable : on a envie, quoi, qu’ils s’embrassent.