Tourisme Hôtellerie Restauration /

Parler d’un plat traditionnel

B1

Invitez vos apprenants à découvrir un plat traditionnel éthiopien à partir d’un reportage authentique et à en comprendre les étapes de préparation et de dégustation. À travers des activités de compréhension et de mise en pratique, ils enrichissent leur lexique de la cuisine et apprennent à structurer un discours explicatif.


Domaine : Tourisme Hôtellerie Restauration /

Niveau : B1 /

Préparation au DFP : Oui

Durée : 1h15

Savoir-faire langagier(s) : Parler d’un plat traditionnel et de sa dégustation

Outils langagiers : Voix passive, forme pronominale, lexique de la cuisine, marqueurs temporels

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Transcription de l'audio

RFI – Reportage d’Afrique du 08/08/2025, « Les délices du continent: le ti’hilo, un plat familial qui gagne en popularité en Ethiopie, par Marlene Panara » / 2’18

[voix en fond]

Marlene Panara : Au cœur du quartier de Haya Huwlet, le restaurant Kiros détonne. Sur les tables, pas de traditionnel shiro, cette purée de pois cassés dégustée au quotidien par les Éthiopiens. Ici, le ti’hilo est à l’honneur. Melka, charlotte blanche sur la tête, officie en cuisine.

Melka : On a décidé de faire du ti’hilo, car il y a encore peu d’établissements qui proposent ce plat ici.

Marlene Panara : Le restaurant fait le bonheur de Bisrat, ce client occasionnel est né à Mekelle, mais habite à Addis-Abeba depuis quelques années.

Bisrat : Le ti’hilo est un plat traditionnel, particulièrement dans la région d’Adigrat, dans le Tigré. Mais aujourd’hui, on peut trouver le ti’hilo ici, dans quelques bons restaurants d’Addis. Ce sont devenus des endroits à la mode.

Marlene Panara : Les mains plongées dans la farine d’orge qui sert de base aux petites boulettes beiges, l’un des éléments principaux du plat, Melka détaille la recette.

Melka : Une fois qu’on a pétri la pâte, on fait le selsi, un mélange d’oignons, de tomates, d’huile et de poivrons. À côté, on prépare le sejo, une purée de pois cassés. C’est ça le ti’hilo qu’on fait pendant le jeûne sans viande.

Marlene Panara : En salle, le ti’hilo est servi avec une petite touche cérémoniale : une serveuse se charge de confectionner les boulettes et les dépose ensuite sur un grand plateau en métal recouvert d’injira, cette galette éthiopienne présente à chaque repas. Les clients piquent ensuite les boulettes avec un bâtonnet en bois, avant de les tremper dans le selsi. Une tradition qui réveille à chaque fois, chez Bisrat, un peu de nostalgie.

Bisrat : Manger du ti’hilo, surtout quand je suis à Addis, me rappelle ma région, le Tigré, sa culture et plein d’autres choses. Quand je commence à goûter le ti’hilo, cela me ramène là-bas, chez moi.

Marlene Panara : En dehors des périodes de jeûne végétarien, très suivi par les chrétiens orthodoxes en Éthiopie, le ti’hilo se déguste aussi avec de la viande de bœuf.

 

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