Santé /

Décrire un protocole et un traitement

B2C1

Avec cet extrait, découvrez une présentation claire et accessible de la maladie de De Quervain, une tendinopathie du poignet très fréquente. Le médecin y décrit les étapes clés d’un diagnostic ainsi que les différentes options de traitement. Un support idéal pour permettre à vos apprenants de niveau B2/C1 de s’entraîner à décrire un protocole clinique de manière précise et à présenter un traitement avec le vocabulaire professionnel adapté.


Domaine : Santé /

Niveau : B2 / C1 /

Préparation au DFP : Oui

Durée : 55 mn

Savoir-faire langagier(s) : Décrire un protocole de diagnostic ; Décrire des effets à observer lors d'un diagnostic ; Décrire un traitement

Outils langagiers : Lexique du diagnostic ; Lexique des traitements ; Le futur proche à valeur de génération

Icone Télécharger la fiche enseignant(e)

Icone Télécharger la fiche apprenant(e)

Icone Écouter l'audio

Transcription de l'audio

RFI – Chronique sport, du Dr Jean-MarcScène dans Priorité santé du 09/04/2025, Sport : mieux comprendre la maladie de De Quervain, 3’33

Animatrice : on parle activité physique et santé maintenant dans notre émission avec vous, Docteur Sène. Jean-Marc Sène, bonjour.

Jean-Marc Sène : bonjour Caroline.

Animatrice : médecin du sport, et vous allez aujourd’hui nous éclairer sur une pathologie, une affection qui s’appelle la maladie de De Quervain, une forme courante, douloureuse de tendinite du poignet. Alors, qu’est-ce que cette maladie implique ? C’est quoi cette affection particulière ?

Jean-Marc Sène : eh oui, la maladie de De Quervain, qui est beaucoup plus fréquente qu’on ne le pense, c’est effectivement une tendinopathie, qui touche les tendons. Donc une affection qui touche les tendons au niveau du pouce, véritablement, et ça entraîne une douleur qui peut vraiment être extrêmement importante, remonter sur l’avant-bras. Et à chaque fois qu’on va saisir un objet et qu’on va faire des mouvements du poignet, eh bien il peut y avoir une douleur, un gonflement qui peut apparaître. Quelquefois même, il y a une sorte de petit kyste qui apparaît. alors, ça, c’est dû à une répétition de mouvements, lorsqu’on va faire la pince pouce-index, véritablement — c’est-à-dire si on appuie son index et son pouce l’un contre l’autre — et là, on va voir que ces mouvements-là, répétés en serrant cette pince, eh bien peuvent créer cette douleur.

Animatrice : Docteur Sène, comment est posé le diagnostic de cette maladie de De Quervain ?

Jean-Marc Sène : Eh bien, l’idée du diagnostic, c’est d’abord clinique, c’est avant tout clinique. C’est-à-dire, lorsqu’on va examiner son patient, on va l’inspecter, évidemment. D’abord, on va l’interroger, on va lui demander quand est-ce que la douleur est apparue. Et souvent, ils vont dire : « ah bah, c’est en jardinant, c’est en faisant du golf, en soulevant le bébé, voilà… ». Régulièrement, en faisant cet effort-là, la douleur est apparue. Lorsque le médecin va examiner, il va se rendre compte que la localisation de la douleur se trouve véritablement à la base du pouce et au niveau du poignet. Et puis, ensuite, il va aller faire un test, un test qui porte un nom : c’est le test de Finkelstein. Voilà, exactement. L’idée, c’est de mettre le pouce au milieu de la paume, de refermer les doigts sur le pouce, et on va ensuite incliner le poignet du côté opposé au pouce, comme ceci. Et lorsqu’on fait ça, on déclenche une douleur extrêmement saisissante au niveau de la base du pouce. Et ça, véritablement, c’est un test très net, qui porte quasiment le diagnostic. Alors, évidemment, si on a encore un doute, on peut demander un examen complémentaire, comme une échographie ou une IRM, et là, ça définira le diagnostic.

Animatrice : alors voilà pour le diagnostic. Maintenant, côté prise en charge, quelles sont les options, docteur Jean-Marc Sène ? Options de traitement disponibles pour prendre en charge cette maladie ?

Jean-Marc Sène : Alors, la première chose, c’est d’adapter ses mouvements, c’est-à-dire diminuer les mouvements répétitifs qui entraînent cette pathologie. Et on peut essayer également d’avoir des outils ergonomiques, c’est-à-dire que, par exemple, on va utiliser un clavier ergonomique, on va avoir une souris ergonomique, pour éviter d’avoir ces douleurs. Et on fait attention à la façon dont on va saisir les objets. On n’hésite pas à faire aussi des petits étirements pour pouvoir diminuer la douleur. Et puis, quelquefois, le médecin va être obligé, eh bien, de donner une attelle ou d’injecter certains produits pour diminuer l’inflammation. À ce moment-là, il va injecter des anti-inflammatoires, des corticoïdes — ça va être des solutions de ce type-là. Et puis, de manière tout à fait exceptionnelle, il est possible qu’on soit emmené à devoir opérer. Mais ça, c’est très, très rare. C’est dans une minorité des cas. Et là, c’est la chirurgie qui vise à libérer un peu les tendons de leur gaine pour diminuer l’inflammation. Mais bon, c’est voilà, une tendinite qui fait effectivement souffrir, extrêmement fréquente, mais heureusement qui se soigne très bien.

Les dernières fiches pédagogiques